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QUEENSRYCHE


04/06/08 - Barcelona, Razzmatazz, Espagne

 

Entre QUEENSRYCHE et moi, l'histoire dure depuis près de 25 ans, soit la publication du EP " Queen of the Reich " et du fabuleux " The Warning ", premier album du combo de Seattle qui figure parmi mes toutes premières acquisitions discographiques alors que je n'étais qu'un jeune branleur de 13 ans. C'était aux alentours de 1984 … Depuis, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de croiser la route de QUEENSRYCHE, chaque fois avec le même bonheur et un enthousiasme indéfectible mais il manquait un élément à cette relation. Jamais je n'avais eu l'occasion d'assister à l'interprétation intégrale en live de l'album 'Operation Mindcrime', cette pièce unique d'orfèvrerie métallique, l'album ultime que j'emporterais avec moi sur une île déserte si on devait m'en donner le choix. Après un rendez-vous manqué fin 2007 suite à l'annulation de toute sa tournée européenne, le groupe revenait enfin sur le vieux continent en ce printemps 2008 pour une série de dates parmi lesquelles un soir au fameux Razzmatazz de Barcelone. Pas besoin de vous faire un dessin quant à mon état lorsque le programme de la soirée est confirmé par le promoteur, à savoir que " le groupe jouera l'intégralité du 'Operation Mindcrime I et II ainsi que quelques autres de ses meilleurs titres ".

Malgré un Razzmatazz rempli qu'aux trois quarts, signe de la baisse de popularité d'un groupe dont les dernières réalisations ne font pas l'unanimité et d'un manque de renouvellement de sa fan-base parmi le jeune public, la ferveur des fans présents ne semble pas atteinte par le temps. Les tee-shirts à l'effigie du groupe, de toutes périodes confondues, attestent de la fidélité sur la durée dont le groupe bénéficie et lorsque les lights s'éteignent, un immense frisson me parcourt l'échine.

A l'arrière de la scène, affichant un décor de ruelle glauque, est tendu un écran sur lequel est lancée la projection de l'animation accompagnant l'intro de l'album qui orchestre la soirée. 'I remember now / Anarchy X' résonne dans la sono, Nikki apparaît sur l'écran, gisant sur son lit d'hôpital, l'esprit parcouru par des bribbes de son passé, à demi inconscient. Voilà qu'un flash éclaire sa pensé, lui, le junky coopté par une organisation secrète fomentant la révolution, tandis que le groupe fait son entrée sur scène sous les riffs de 'Revolution calling'. Scott Rockenfield derrière son kit de batterie, le discret Eddie Jackson à la basse, ainsi que Michael Wilton et Mike Stone avec sa combinaison post-nucléaire aux guitares. L'arrivée de Geoff Tate se fait alors sous les hurlements de plaisir du public.

Le chanteur, qui se met en scène sous les traits de Nikki lance la soirée. Le chanteur se fait acteur et coordonne chacun des tableaux de l'opéra - rock qu'est 'Operation Mindcrime' en s'immergeant complètement dans le rôle de Nikki. Totalement manipulé par le Docteur X et ses méthodes radicales de lavage de cerveau, le voilà téléguidé sur 'Operation Mindcrime' et 'Speak', prêt à accomplir les pires desseins de son mentor. Egalement sous influence de Sister Mary, un autre membre de l'organisation du terrible docteur, jouée par la sculpturale Pamela Moore et sa voix sublime, voilà Nikki entrainé dans un tourbillon de violence sur 'Spreading the disease' mais également de questionnements et de doutes (le sublimissime 'The Mission'). Alors que les deux amants tentent de fuir, Nikki est rattrapé par son état de manque et le Docteur X lui commande de tuer Mary. Geoff Tate, qui incarne le pauvre garçon à la perfection, vit littéralement la scène et son chant impressionnant de maîtrise n'a d'égal que son jeu d'acteur.

Il se tord de douleur, exprime toute sa souffrance mentale sur 'Suite Sister Mary' lors d'un duo incroyable avec Pamela Moore, avant de sombrer dans l'effroi sur 'The Needle Lies'. La suite se poursuit dans la tragédie. Nikki tente de rejoindre Mary, mais lorsqu'il la trouve enfin, celle-ci gît sur le sol, une balle dans la tête. Suicide ? meurtre ? Nikki aurait-il commis l'irréparable sur ordre ou est-ce le Docteur X qui a lui-même exécuté l'ex-prostituée transformée en religieuse ? L'enchaînement " Electric Requiem / Breaking the silence / I don't believe in love " sert de bande - son au chaos que vit Nikki, prostré et appréhendé par la police sur " Waiting for 22 " avant d'être interné (" Empty room / Eyes of the stranger ").

Voilà prêt d'une heure et demi que le groupe est sur scène, ravissant son public aux anges devant tant de maestria et soufflé par l'interprétation des musiciens et des différents acteurs qui se relaient autour de Geoff / Nikki et de Pamela / Sister Mary pour faire vivre l'histoire de ce 'Operation Mindcrime', véritable tragédie musicale parfaitement exécutée par un des groupes ayant écrit une des plus belles pages de l'histoire du Métal. Mention spéciale à Pamela Moore également, pour son interprétation parfaite de Sister Mary, notamment sur le moment le plus fort de cette première partie de soirée, avec la mise en scène de sa mort.

Les lights se rallument une première fois pour une entracte de vingt minutes, le temps pour les roadies de modifier entièrement le décor de la scène et de replonger le public dix-huit ans plus tard, à la sortie de prison de Nikki. 'I'm American', 'One foot in hell', l'ex-junky, toujours tiraillé entre son désir de vengeance envers le riche et puissant Docteur X et son rejet d'un système politique corrompu, oriente toujours ses pensées vers Sister Mary.

'The hands', 'Signs say go', chaque titre est un pas de plus pour Nikki vers la satisfaction de cette vengeance et l'expulsion de sa haine envers le Docteur X, qu'il retrouve enfin. 'The Chase' est lancé. Après un premier accrochage verbal, voilà Nikki qui lance sa moto à pleine vitesse sur la limousine du docteur. Ce dernier, à demi inconscient est trainé jusque dans l'église où le corps de Sister Mary avait été retrouvé et Nikki l'exécute à son tour. Loin de retrouver la paix, Nikki se sent à nouveau totalement vide et le fantôme de Sister Mary l'accompagne comme pour le guider vers sa propre fin. Vraie apparition ou fruit de son imagination ? 'Circles', 'If I could change it all', hésitant d'abord entre un revolver ou la corde pour se pendre, le pauvre garçon jette son dévolu sur la seringue et s'injecte une dose létale d'héroïne. Son âme rejoint alors celle de Mary pour un superbe final à filer la chair de poule au plus rustre des métalleux patchés ('Fear city slide / All the promises').

Alors que le public, sonné, retient son souffle, le groupe revient sur scène pour un rappel en forme de coup de grâce. 'Best I can', 'Jet City Woman' et 'Silent Lucidity', tous tirés de l'immense 'Empire' sont magistralement alignés et parachèvent une soirée parmi les plus belles que j'ai eu l'occasion de vivre en terre catalane. Inoubliable ! (YvesZ)

Setlist 'Operation Mindcrime part 1 '

· "I Remember Now"
· "Anarchy-X"
· "Revolution Calling"
· "Operation: Mindcrime"
· "Speak"
· "Spreading the Disease"
· "The Mission"
· "Suite Sister Mary"
· "The Needle Lies"
· "Electric Requiem"
· "Breaking the Silence"
· "I Don't Believe in Love"
· "Waiting for 22"
· "My Empty Room"
· "Eyes of a Stranger"

Setlist 'Operation Mindcrime part 2 '

· "Freiheit Overture"
· "Convict"
· "I'm American"
· "One Foot In Hell"
· "Hostage"
· "The Hands"
· "Speed of Light"
· "Signs Say Go"
· "Re-Arrange You"
· "The Chase"
· "Murderer?"
· "Circles"
· "If I Could Change It All"
· "An Intentional Confrontation"
· "A Junkie's Blues"
· "Fear City Slide"
· "All the Promises"

Rappels :

· "Best I can"
· "Jet City woman"
· "Silent Lucidity".

 

QUEENSRYCHE - "Silent Lucidity" live Barcelone 2008

 

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